Perchée à 2640 mètres d’altitude au cœur de la Cordillère Orientale, Bogotá intrigue. Certains voyageurs la traversent sans s’arrêter, pressés de rejoindre Carthagène ou Medellín. Pourtant, la capitale colombienne mérite largement qu’on lui consacre 3 à 5 jours : son patrimoine culturel, sa scène artistique bouillonnante et ses musées de classe mondiale en font une étape majeure d’un voyage en Colombie.

Bogotá en bref : l'essentiel à savoir

Bogotá, une ville andine perchée à 2640 mètres

Nichée dans la Cordillère Orientale au Nord des Andes, la capitale colombienne s’étale au pied d’une chaîne montagneuse au centre du pays. Elle culmine à 2640 mètres d’altitude, ce qui en fait la 3ème plus haute capitale du monde après La Paz et Quito.

À l’est de la ville, deux cerros (collines) s’élèvent comme des remparts pour veiller sur elle : Monserrate et Guadalupe, sur lesquels sont respectivement perchées une basilique et une chapelle faisant des deux collines de véritables lieux de pèlerinage.

Le climat à Bogotá : entre fraîcheur et averses

Perchée à plus de 2600 mètres d’altitude, la plus grande ville de Colombie vit sous un climat tempéré d’altitude. La température moyenne sur l’année tourne autour de 14°C mais dans une même journée elle peut osciller entre 9 et 20°C : tee-shirt et pull sont donc de rigueur.

Bogotá compte deux saisons des pluies, de mars à mai et d’octobre à novembre mais il vous faudra souvent compter avec la brume qui envahit le plateau sur lequel la ville est située. Les meilleures périodes pour visiter la capitale se situent de janvier à mars et de juillet à septembre, quand les risques de pluie sont plus faibles.

Histoire de la capitale colombienne

La principale civilisation pré-colombienne ayant vécu autour de l’actuelle Bogotá est la communauté des Muiscas, une branche des Chibchas qui occupait, à partir du 3ème siècle, le nord des Andes. À la recherche de l’El Dorado, le conquistador Gonzalo Jiménez de Quesada a envahi la région en 1536 et a fondé la cité en 1538.

Elle prospéra peu à peu jusqu’à devenir la capitale de la Grande Colombie, un grand pays composé des actuels Colombie, Équateur, Venezuela et Panama, qui se constitua après l’indépendance d’une partie de l’Amérique du Sud vis-à-vis de l’Espagne. À sa dissolution en 1830, Bogotá devint la capitale de l’actuelle Colombie.

Que faire à Bogotá? : les incontournables

Musées : l’art et la culture colombienne

À Bogotá, les musées ne manquent pas ! Si vous ne disposez que de peu de temps dans la capitale colombienne, nous vous conseillons de vous concentrer sur les 3 suivants : le Musée de l’or, le Musée Botero et le Musée international de l’émeraude, tous situés dans le quartier historique de la Candelaria.

Le Musée de l’or : un trésor pré-colombien unique

Le Musée de l’or, rouvert en 2009, compte des pièces uniques au monde qui vous feront entrevoir les incroyables talents d’orfèvres des civilisations pré-colombiennes mais surtout l’importance de ce métal précieux dans leur système de croyances. Plus de 35 000 objets en or y sont exposés, témoignant de la richesse culturelle et spirituelle des peuples indigènes. La pièce maîtresse ? Le radeau muisca qui représente la cérémonie de l’El Dorado sur la lagune de Guatavita.

Le Musée Botero : l’art colombien à l’honneur

Le Musée Botero quant à lui présente quelque 123 œuvres du peintre sculpteur mondialement connu, Fernando Botero. Originaire de Medellín, l’artiste aux personnages ronds et voluptueux a imposé un style unique et fait aujourd’hui la fierté des Colombiens. Un détour par ce musée (gratuit !) est un incontournable !

Le Musée international de l’Émeraude

Saviez-vous que la Colombie était le premier pays exportateur d’émeraude au monde ? Le Musée international de l’Émeraude, situé à deux pas du Musée de l’or, se consacre à ce trésor colombien. À l’intérieur, une véritable mine a été reconstituée pour permettre au visiteur de découvrir le processus de formation et d’extraction de l’émeraude.

Candelaria : balade dans le quartier historique et street art

Si vous décidez de visiter les trois musées évoqués plus haut, c’est l’occasion de rester flâner dans le joli quartier de la Candelaria. Dans une architecture de style colonial, les maisons colorées se succèdent et vous ramènent 300 ans en arrière. Ici le passé côtoie aussi le présent : vous découvrirez au fil des rues des œuvres de street art dans lesquelles les artistes racontent l’évolution récente du pays et l’incroyable faculté de résilience de ses habitants qui se tournent résolument vers le futur.

Notre endroit préféré dans le quartier ? La Plazoleta del Chorro de Quevedo ! Ici, le soir venu, la place est le théâtre de spectacles de rue que les Bogotanais observent, installés sur un banc, une boisson chaude à la main. Pour l’anecdote, c’est ici que la ville aurait été fondée… À l’angle de la rue, la Calle del Embudo regorge de petits bars et cafés, de boutiques d’artisanat et de fresques murales.

Un passage par ce quartier de Bogotá est aussi l’occasion d’aller fouler la place Bolívar, encadrée par d’importants monuments : le Palais de Justice, l’Hôtel de Ville, le Capitole National et la Cathédrale Primada.

Street art : Bogotá raconte son histoire sur les murs

Bâtisses historiques et art urbain se mélangent à la perfection dans la Candelaria, mais pas seulement ! Bogotá s’est imposée ces dernières années comme l’une des capitales mondiales du street art. Les murs de la ville parlent, témoignent des luttes sociales, du conflit armé et de l’incroyable capacité de résilience des Colombiens.

Les graffiti tours : comprendre l’art urbain bogotanais

Pour vraiment comprendre ce mouvement artistique et découvrir les histoires derrière les fresques, faites un graffiti tour. Ces visites de 2h30 environ vous font découvrir le travail d’artistes locaux comme DjLu et ses fameuses grenades-ananas, Toxicomano et ses affiches style années 50, ou encore Bastardilla, Crisp et Lili Cuca.

Les guides, souvent eux-mêmes artistes ou étudiants en art, vous expliquent les techniques, les symboles et le contexte socio-politique derrière chaque œuvre. Vous apprendrez que beaucoup de grandes fresques sont aujourd’hui commandées par les propriétaires de bâtiments eux-mêmes, preuve de l’acceptation du street art dans la société bogotanaise.

De l’interdit à l’accepté : l’histoire du graffiti à Bogotá

Le tournant pour le street art bogotanais s’est produit en 2011 avec la mort tragique de Diego Felipe Becerra, jeune graffeur de 16 ans tué par la police alors qu’il peignait de nuit. La police avait prétendu qu’il était un voleur armé, mais les faits ont rapidement prouvé qu’il était simplement un artiste travaillant sous le couvert de la nuit (le graffiti était illégal à l’époque).

L’indignation nationale et internationale qui a suivi, accompagnée de manifestations dans les rues de Bogotá, a conduit le maire Gustavo Petro à décréter la dépénalisation du graffiti dans la ville. Aujourd’hui, les artistes peuvent s’exprimer librement (en respectant certains monuments et bâtiments), faisant de la ville un véritable musée à ciel ouvert en constante évolution.

Monserrate : le meilleur point de vue sur Bogotá

Autre incontournable de la ville, la colline Monserrate située à l’est de la ville et culminant à 3152 mètres d’altitude. À son sommet, la Basilique du Señor Monserrate construite en 1925 après qu’un tremblement de terre ait détruit la chapelle qui s’y trouvait depuis le 17ème siècle

Si ce n’est pas la ferveur religieuse qui vous amène sur cette colline, ce sera la vue sur Bogotá. De là-haut, l’immensité de la capitale colombienne saute aux yeux : de toute part, les bâtiments s’élèvent et s’étalent sur le plateau. La ville semble se prolonger à l’infini et n’avoir aucune limite !

Comment monter à Monserrate ?

Pour s’y rendre, trois options sont à votre disposition. Si gravir le sentier de randonnée d’un dénivelé de 600m ne vous fait pas peur, sachez qu’il est ouvert dès 5h du matin pour vous permettre de voir la ville se réveiller… Certains pèlerins montent même ce chemin de croix à genoux dans un acte de dévotion !

Si vous ne vous sentez pas d’attaque pour l’ascension, vous pouvez atteindre le sommet en funiculaire ou en téléphérique (environ 13 000 COP, moins cher le dimanche à 7 500 COP) et profiter d’un coucher de soleil sur la cité colombienne. Évitez le dimanche si possible : l’affluence y est maximale avec les familles bogotanaises.

Marchés : faire du shopping à Bogotá

Bogotá compte près d’une vingtaine de marchés et certains sont de véritables institutions. Notre préféré, le marché de Paloquemao, est hautement indiqué pour les gourmands. Installé dans un ancien entrepôt ferroviaire, ce marché de fruits et de légumes est le lieu idéal pour goûter les fruits exotiques colombiens et découvrir l’incroyable diversité de ce qui pousse dans le pays. Explosion de saveurs et de couleurs garantie !

Le marché de Paloquemao, installé dans un ancien entrepôt ferroviaire, ravira les gourmands. Ce marché de fruits et légumes permet de goûter les fruits exotiques colombiens et de mesurer l’incroyable diversité agricole du pays. Explosion de saveurs et de couleurs garantie.

Le marché aux puces de San Alejo

Si vous êtes de passage à Bogotá un dimanche, le marché aux puces de San Alejo est un incontournable. Réunissant jusqu’à 300 exposants, il est le rendez-vous des familles qui aiment flâner à la recherche d’antiquités et de petits trésors. Dans ce marché éclectique, on trouve de tout : chaussures, vaisselle, meubles anciens, livres et autres curiosités en tout genre !

Quartiers : explorer Bogotá au-delà de la Candelaria

Si la Candelaria concentre l’essentiel du patrimoine historique, Bogotá ne se résume pas à son centre colonial. La ville compte plusieurs quartiers qui méritent le détour et offrent un visage bien différent de la capitale.

Usaquén : le charme d’un ancien village

Au nord de la ville, Usaquén a su garder son âme de petit village malgré l’expansion de la capitale. Ses rues tranquilles invitent à la balade – ce qui est plutôt rare à Bogotá ! Le quartier compte de nombreux restaurants, cafés sympas et boutiques d’artisanat.

Les dimanches et jours fériés, ne manquez pas le marché aux puces d’Usaquén qui se tient à partir de 9h du matin autour de la place centrale. Cette foire artisanale attire les familles bogotanaises venues flâner, chiner et profiter de l’ambiance décontractée. On y trouve de l’artisanat local à des prix corrects et c’est l’occasion de se mêler aux habitants dans une ambiance conviviale.

Chapinero et la Zona G (comme Gourmet)

Ce quartier plus moderne abrite la fameuse Zona G, secteur des restaurants gastronomiques de la ville. Les prix sont parfois un peu élevés pour la Colombie, mais la qualité est au rendez-vous. C’est ici que les jeunes Bogotanais branchés aiment se retrouver.

En vous baladant dans Chapinero, vous remarquerez un grand nombre de maisons en brique rouge, de style britannique. Pourquoi ce style architectural si particulier ? Après l’indépendance en 1810, les Colombiens ont cherché à se détourner de l’architecture espagnole. Et quoi de mieux que le style anglais quand on dispose de briques rouges et d’un climat similaire à celui de la Grande-Bretagne ?

La Macarena : architecture et authenticité

En longeant la carrera séptima depuis la Candelaria vers le nord, vous arriverez au cœur du quartier de la Macarena, reconnaissable à son ancienne plaza de toros (arènes) de style mauresque construite en brique. L’occasion de découvrir l’architecture de Rogelio Salmona, célèbre architecte colombien dont la marque de fabrique sont justement les briques.

Un peu plus loin se trouve le Musée National, intéressant à visiter si vous avez le temps. En continuant la balade, vous trouverez à environ 15 minutes de marche le marché de la Perseverancia où l’on vous conseille de vous arrêter manger un morceau dans une ambiance locale et populaire.

La Zona Rosa : restaurants et vie nocturne

Quartier prisé des expatriés, la Zona Rosa concentre bars, restaurants internationaux et clubs. C’est également le secteur des grands centres commerciaux comme Andino et Santafé. Si vous cherchez une ambiance plus cosmopolite et la vie nocturne bogotanaise, c’est ici qu’il faut venir !

Les parcs à Bogota : une pause nature dans la ville

Si vous avez envie de faire une petite pause nature pendant votre découverte de la ville de Bogotá, plusieurs options s’offrent à vous.

Le Jardin Botanique José Celestino Mutis

Pour vous familiariser avec les différents écosystèmes et la flore variée que vous rencontrerez pendant votre voyage en Colombie, rien de tel que de passer une demi-journée dans le Jardin Botanique José Celestino Mutis au nord-ouest de la ville.

Dans ses serres, des centaines d’espèces de plantes et de fleurs des différentes régions du pays, de l’Amazonie aux Caraïbes en passant par les Andes et le páramo. Parmi les collections, ne manquez pas celle des orchidées : fleur nationale de la Colombie, il en existe plus de 4000 espèces dans le pays ! Une véritable promenade à travers tous les paysages colombiens en version miniature. Comptez au moins 3 heures pour la visite. Entrée : 5 000 COP.

Le Parc Simón Bolívar

Pour faire un pique-nique, lire un livre, faire du sport ou simplement profiter d’une sieste au soleil, l’endroit tout indiqué est le Parc Simón Bolívar. Avec plus de 113 hectares, il est le plus grand parc de la ville. Il compte quelque 16 kilomètres de chemins pour se balader, courir ou faire du vélo, un grand lac sur lequel faire de la barque, et des centaines d’arbres sous lesquels s’installer et oublier un instant qu’on est au milieu des buildings.

La Ciclovia : Bogotá à vélo le dimanche

Tous les dimanches matin et jours fériés, Bogotá vit une transformation étonnante : plus de 120 kilomètres de rues se ferment aux voitures pour laisser place aux cyclistes et aux piétons. Cette tradition locale, appelée la Ciclovia, transforme les grandes avenues de la ville en immenses pistes cyclables de 7h à 14h.

Familles, sportifs, groupes d’amis… tout le monde se retrouve pour pédaler, faire du roller ou simplement se promener dans une ville soudainement apaisée. Après l’effort, beaucoup montent jusqu’à la Calera pour partager un barbecue en famille avec une vue imprenable sur la capitale. Une belle façon de découvrir Bogotá autrement et de vivre un moment à la bogotanaise !

Évènements : quand visiter Bogotá ?

Si la capitale colombienne se visite toute l’année, vous aurez peut-être la chance de tomber pendant l’un des évènements culturels qui rythment la vie de la ville. 

Avril:  depuis 1988, chaque année a lieu la Feria international du livre de Bogotá (FILBo). Pendant deux semaines, la capitale colombienne devient l’une des plus grandes librairies du monde et promeut le développement de la lecture dans le pays. En 2020, ce sera la littérature nordique qui sera à l’honneur.

Juin : Rock al Parque – Festival gratuit au Parc Bolívar mettant en avant artistes nationaux et internationaux. Décliné en Hip Hop al Parque (octobre) et Salsa al Parque (novembre).

Juillet (années impaires) : Festival Iberoamericano de Teatro – L’un des plus grands festivals de théâtre au monde.

Août : Alimentarte – Festival gastronomique réunissant les meilleurs chefs colombiens pendant 5 jours.

Octobre : Festival de Cinéma de Bogotá – Programmation éclectique de films latino-américains et internationaux.

Que faire autour de Bogotá? Excursions à la journée

Visiter la Cathédrale de Sel de Zipaquirá

À proximité de la ville et toujours dans le département du Cundinamarca, vous pouvez faire étape à Zipaquirá afin de visiter sa Cathédrale de Sel, l’un des lieux les plus visités de Colombie.

Taillée dans les parois des mines de sel du même nom, à 180 mètres sous terre, la Cathédrale de Sel est une réplique de la première construite dans les années 50 qui menaçait de s’effondrer. On y accède via un tunnel représentant le chemin de croix, et on évolue parmi d’énormes cavités jusqu’à atteindre les nefs de la cathédrale illuminées de façon spectaculaire.

En plus de découvrir un lieu unique, cette visite est l’occasion d’en apprendre plus sur les conditions de réalisation d’un monument de cette envergure, sur l’histoire des mines de la région et sur le travail des mineurs. Le dimanche, jusqu’à 3000 personnes assistent aux offices religieux dans cette cathédrale souterraine !

Infos pratiques : Entrée 60 500 COP pour non-résidents (guide audio inclus). Accessible en TransMilenio jusqu’à Portal Norte, puis bus local vers Zipaquirá.

Le train touristique de la Savane (week-ends et jours fériés uniquement)

Les week-ends et jours fériés, une option charmante s’offre à vous pour rejoindre Zipaquirá : le Train Touristique de la Savane. Ce train d’époque part du centre de Bogotá le matin et traverse plusieurs villages pittoresques avant d’atteindre Zipaquirá.

Le voyage en lui-même est une expérience : paysages de la savane, ambiance conviviale à bord, animations… Arrivé à Zipaquirá, vous disposez d’environ une heure pour visiter la cathédrale de sel avant que le train ne vous ramène à la capitale en fin d’après-midi. Une sortie idéale pour les familles et pour ceux qui veulent combiner patrimoine ferroviaire et visite culturelle !

Passer une journée dans la mine de sel de Nemocón

À 30 minutes de route de Zipaquirá, se trouve la petite soeur de la Cathédrale de sel : la mine de sel de Nemocón. Tout comme son aînée, elle vaut le détour : accompagné d’un guide vous plongerez à 80 mètres et emprunterez le même chemin que les mineurs qui ont travaillé à l’exploitation de cette mine pendant des siècles. 

Dans l’une de ses grandes chambres, vous pourrez observer le « coeur de la Colombie », un cristal de sel sculpté en forme de coeur.

Ce lieu unique a aussi servi de décor au film americano-chilien The 33 avec Antonio Banderas et Juliette Binoche, qui reprend l’histoire des 33 mineurs chiliens restés bloqués dans une mine de cuivre dans le Désert d’Atacama en 2010.

Découvrir la Lagune de Guatavita

Toujours au nord de Bogotá, à 3000 mètres d’altitude, se trouve la lagune de Guatavita. Ce lac de forme parfaitement ronde, dont on ignore encore l’origine aujourd’hui, était sacré pour les Muiscas, peuple pré-colombien habitant de la région avant l’arrivée du conquistador Gonzalo Jiménez de Quesada.

Autour de cette lagune, pour honorer leurs dieux, ils réalisaient des cérémonies au cours desquelles des offrandes, et notamment de l’or, étaient jetées dans l’eau. Ces rituels ont en partie contribué à la création du mythe d’El Dorado qui a conduit les conquistadores sur ces terres.

Accompagné d’un guide officiel du parc (visite obligatoire), vous pourrez vous balader autour de la lagune et en apprendre plus sur l’écosystème de la région, la culture muisca et l’histoire de ce lac si spécial.

Randonner dans les Parcs Nationaux de Chingaza et Chicaque

Parc National de Chingaza

Pour vous dégourdir les jambes et changer complètement de décor, nous vous recommandons d’aller randonner dans le Parc National de Chingaza à 1h30 de Bogotá.

Situé entre 3000 et 3800 mètres d’altitude, le parc offre des paysages de páramo exceptionnels, vous y verrez notamment les frailejones, ces arbustes que l’on trouve seulement en haute altitude dans les Andes. Parmi la faune, le célèbre ours à lunettes mais aussi le puma ou encore le condor des Andes. Pour préserver cette grande biodiversité, l’accès au parc est contrôlé et la réservation des entrées est obligatoire.

Parc National de Chicaque

Si vous préférez évoluer à une altitude moins importante, direction le sud de la capitale et le Parc National de Chicaque. Cette forêt nuageuse recouverte d’un brouillard constant vous plongera dans une atmosphère mystérieuse unique. Là aussi vous pourrez peut-être apercevoir des ours à lunettes mais aussi des tatous ou des colibris. Le parc compte 18 km de sentiers écologiques qui vous permettront de découvrir cet écosystème si particulier.

Découvrir la Chorrera, plus haute cascade de Colombie

À environ une heure de route de Bogotá se trouve la Chorrera, la plus haute cascade de Colombie avec ses 590 mètres de chute ! Nichée en pleine forêt, elle offre une belle escapade nature pour ceux qui veulent sortir de la ville.

Pour y accéder, plusieurs options : passer par une agence touristique (tours entre 250 000 et 500 000 COP), louer une voiture, ou pour les plus aventureux, prendre le bus jusqu’à Tercer Milenio (environ 7 500 COP l’aller) puis marcher quelques kilomètres supplémentaires. L’entrée au site coûte à partir de 35 000 COP (plus si vous prenez l’option avec déjeuner ou camping). Un guide coûte 40 000 COP supplémentaires.

Sur place, en plus de la cascade spectaculaire, vous pourrez explorer des grottes, profiter d’un point de vue panoramique, et même camper si l’aventure vous tente. Pensez à vérifier les horaires des bus retour dès votre arrivée auprès de la tienda au toit vert !

Observer les colibris dans une réserve naturelle

À une heure de Bogotá, une expérience unique vous attend : une réserve naturelle dédiée à l’observation des colibris. Ces minuscules oiseaux colorés sont particulièrement nombreux dans cette zone et vous pourrez les observer de très près alors qu’ils virevoltent autour des mangeoires.

La réserve propose même de dormir sur place dans un B&B, ce qui permet de rencontrer les colibris dès le lever du soleil, moment où ils sont les plus actifs. Quelques activités créatives sont également proposées pour agrémenter votre visite. Un moment enchanteur pour les amoureux de la nature et de la faune colombienne !

S’évader à la Calera

À seulement 30 kilomètres de Bogotá, ce village de montagne offre des panoramas spectaculaires sur la capitale. Profitez de votre escapade pour dîner dans un restaurant et goûter au canelazo, une boisson chaude locale à base d’aguardiente, de cannelle et de sucre de canne – parfaite pour se réchauffer après une journée en altitude !

La Calera se prête aussi à d’autres activités : randonnées équestres, parapente, ou même golf sur l’un des parcours les plus hauts du monde. Pour y aller, vous pouvez prendre le bus ou louer une voiture. Le dimanche après la Ciclovia, de nombreuses familles bogotanaises montent à la Calera pour un barbecue avec vue.

Nos conseils pour visiter Bogotá

Combien de temps rester à Bogotá ?

La question revient souvent : combien de jours consacrer à la capitale colombienne ?

Pour un premier aperçu (2 jours) : vous aurez le temps de découvrir les essentiels – la Candelaria, un ou deux musées (Musée de l’or et Musée Botero en priorité), et Monserrate. C’est suffisant si votre séjour en Colombie est court et que vous souhaitez privilégier d’autres destinations.

Pour une découverte plus complète (3 à 5 jours) : l’idéal pour vraiment saisir l’atmosphère de la ville. Vous pourrez explorer différents quartiers (Usaquén, Chapinero), visiter plusieurs musées, participer à des visites guidées pour comprendre l’histoire du pays, et faire une excursion dans les environs (Zipaquirá, lagune de Guatavita, parc de Chingaza).

La capitale se visite idéalement en début de séjour (les vols internationaux y arrivent souvent) et peut se compléter par une demi-journée en fin de voyage avant de prendre votre vol retour.

Nos conseils pratiques

Pour profiter pleinement de la ville, nous vous conseillons de :

Prévoir des vêtements chauds. Bogotá se situe à 2600m d’altitude, il peut donc y faire un peu froid. La technique de l’oignon (plusieurs couches) est la meilleure : tee-shirt, pull, veste légère.

Enfiler de bonnes chaussures. Si vous prévoyez d’arpenter la ville à la découverte de ses marchés, de ses musées et de ses parcs, optez pour des chaussures confortables.

Emporter crème solaire et… parapluie dans votre sac à dos ! À une altitude pareille, le soleil tape, casquette, protection solaire et lunettes de soleil peuvent être très appréciées. D’un autre côté, à Bogotá, on n’est jamais à l’abri d’une petite averse soudaine…

Bien vous hydrater. L’altitude pourra peut-être surprendre votre corps au début s’il n’est pas habitué. Buvez beaucoup d’eau et allégez votre programme des premiers jours pour vous accorder un peu de repos si nécessaire.

Suivre le guide ! Pour bien comprendre l’histoire de la ville et appréhender tous ses trésors, on ne saurait que trop vous conseiller de la découvrir avec un guide. Contactez-nous pour que nous vous organisions votre séjour dans la capitale.

Quel budget prévoir pour Bogotá ?

Bogotá reste une destination abordable comparée aux grandes villes européennes. Voici quelques repères pour vous donner une idée :

Repas : un repas dans un restaurant local simple coûte entre 3 et 8€. Dans un restaurant de la Zona G, comptez plutôt 15-25€. Le marché de Paloquemao permet de goûter fruits exotiques et jus frais pour quelques pesos.

Transports : le TransMilenio (système de bus rapides) coûte environ 0,70€ le trajet. Les taxis et VTC (Uber, Cabify, Didi) restent très abordables pour des courses en ville.

Activités : beaucoup de musées sont gratuits ou à prix modique (le Musée Botero est gratuit, le Musée de l’or coûte environ 1€, le Jardin Botanique 5 000 COP). Les graffiti tours fonctionnent au pourboire (10-15$ suggéré). Le funiculaire pour Monserrate coûte environ 13 000 COP (moins cher le dimanche à 7 500 COP).

Bogotá, une capitale qui mérite qu’on s’y attarde

Loin de l’image d’une simple escale logistique entre deux vols, Bogotá révèle à qui prend le temps de la découvrir une richesse culturelle et historique exceptionnelle. Entre ses musées de classe mondiale, son street art engagé, ses quartiers contrastés et ses escapades nature aux portes de la ville, la capitale colombienne offre une palette d’expériences que vous ne trouverez nulle part ailleurs en Colombie.

Alors oui, le climat peut surprendre, la circulation peut décourager, l’immensité peut impressionner. Mais c’est aussi ce qui fait l’âme de Bogotá : une métropole andine vibrante où se côtoient passé colonial et création contemporaine, où l’art raconte la résilience d’un peuple tourné résolument vers l’avenir.

Contactez-nous pour organiser votre séjour sur-mesure à Bogotá et découvrir la capitale colombienne avec nos guides francophones passionnés !